Homomonument
d'Amsterdam.
Une stèle de marbre rose en forme de triangle
commémore les victimes homosexuelles des nazis.
A Bologne, Francfort, La Haye, il y a maintenant
un lieu pour se souvenir de la barbarie nazie à
l'encontre des homosexuels. Une plaque existe à
Mauthausen, posée à l'initiative d'un groupe
homosexuel de Vienne.
Photo : MDH
Homomonument
d'Amsterdam.
Une stèle de marbre rose en forme de triangle
commémore les victimes homosexuelles des nazis.
Photo : MDH
"A
Amsterdam, un triangle de marbre rose, dont une
des pointes indique la maison d'Anne Frank,
descend en lents espaliers vers un canal du
centre-ville."
Photo : Homomonument d'Amsterdam.
(Remerciements à Gert Hekma - Université d'Amsterdam)
Recueillement devant la plaque à la mémoire des victimes homosexuelles des nazis, apposée à la sortie de la station de métro de Nollendorfplatz, à Berlin
Texte figurant
sous la plaque à la mémoire des victimes
homosexuelles des nazis, apposée à la sortie de
la station de métro de Nollendorfplatz, à Berlin (voir ci-dessus).
Photo : Franck Dennis
En 1984, une délégation
de sympathisants du groupe viennois HOSI Wien
procède dans l'enceinte du camp de Mauthausen à
l'inauguration d'une plaque en forme de triangle
(médaillon) commémorant les victimes
homosexuelles des nazis.
Plaque à la mémoire des victimes homosexuelles des nazis apposée en 1984 dans le camp de Mauthausen à l'initiative du groupe viennois HOSI Wien. Il aura fallu attendre le 7 juillet 2005, soit 60 ans après la fin de la guerre, pour que le Parlement autrichien vote un amendant reconnaissant aux homosexuels et aux lesbiennes persécutés et déportés dans les camps le statut de victimes des nazis et le droit à une compensation financière.
Plaque commémorative
sur l'emplacement de la potence du camp de
concentration de Sachsenhausen.
Photo : Gerard Koskovich
Plaque à la mémoire
des victimes homosexuelles du camp de
concentration de Sachsenhausen.
Photo : Franck Dennis
Situé au coeur de Francfort, le Monument à la persécution des homosexuels, érigé sur l'actuelle Place Klaus Mann, symbolise la lutte contre l'oubli du passé.
Pierre Seel,
lors d'un dépôt de gerbe homosexuelle face à
l'Hôtel de Ville de Reims en 1997.
Photo : Orion Delain
Table ronde
organisée au Sénat (Paris), le 7 avril 2001.
Thème des débats : la discrimination liée à
l'orientation sexuelle.
Lire les minutes des débats...
Photo : G. Koskovich
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Les temps changent... A l'initiative du Mémorial
de la Déportation Homosexuelle, une gerbe de
fleurs a été déposée au Mémorial de la Déportation,
sur l'Ile de la Cité, en présence d'Anne
Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, de
Christophe Girard, adjoint chargé de la culture,
de Jean Le Bitoux, président du Mémorial de la
Déportation Homosexuelle, et de Pierre Seel,
dernier survivant français connu des déportés
homosexuels. (Texte magazine "Têtu")
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Le dépôt de la gerbe a eu lieu après
les cérémonies officielles mais sous les chants
du choeur gay "Mélo'Men", qui a
accompagné les deux cérémonies. (Texte
magazine "Têtu")
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
La délégation homosexuelle, précédée
de Pierre Seel, de Jean Le Bitoux et de Geneviève
Pastre, pénètre dans l'enceinte du Mémorial de
la Déportation, sur l'Ile de la Cité. Cette année,
les grilles ne sont pas fermées.
Photo : MDH
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Contrairement à ce qui se passait
les années précédentes, les officiels (représentés
sur cette photo par des militaires en tenue)
n'ont pas déserté la cérémonie qui s'est déroulée
dans la plus extrême dignité.
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Pierre Seel, à gauche, en compagnie
de Jean Le Bitoux, président du Mémorial de la
Déportation Homosexuelle.
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Pierre Seel assiste à la cérémonie
commémorative.
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Interrogé sur la non concomitance
des deux cérémonies, René Lalement, porte-parole
de la Lesbian &Gay Pride île-de-France, a
estimé qu'il s'agissait d'une situation "transitoire".
"La Fondation de la Mémoire, qui regroupe
les associations de déportés, pilote les
travaux d'une commission d'historiens sur la déportation
homosexuelle et les résultats semblent
encourageants. Cela s'est passé dans de bonnes
conditions cette année, conditions fixées par
le cabinet de M. Masseret [Secrétaire d'Etat à
la Défense chargé des anciens combattants] après
notre rendez-vous du 6 avril", a ajouté René
Lalement. -- Texte magazine"Têtu".
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
A l'issue de la cérémonie,
Bertrand Delanoë, maire de Paris (à gauche)
s'entretient avec les participants, parmi
lesquels : Mme Simone Weil (derrière B. Delanoë),
Pierre Seel, au centre, M. Masseret (Secrétaire
d'Etat à la Défense chargé des anciens
combattants), Jean Le Bitoux et René Lalement.
Photo : MDH
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Pierre Seel, très ému, assistait
à cette cérémonie placée sous le signe de la
reconnaissance et de l'intégration.
Photo : Franck Dennis
Paris, le 29
avril 2001. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Mémorial du Juif Inconnu, Paris.
Pierre Seel, au centre, accompagné de la délégation
homosexuelle aux cérémonies officielles : Jean
Le Bitoux, président du mémorial de la Déportation
Homosexuelle, Geneviève Pastre, Olivier Rouchon,
président du CGL, René Lalement, président du
LGP et Benoît Gauchard, président de David et
Jonathan.
Photo : MDH
A Vienne,
Autriche, une exposition sur les persécutions
des homosexuels sous le nazisme, présentée dans
le cadre de l'Europride, a été vandalisée
dans la nuit du 14 au 15 juin 2001. Onze des
quatorze colonnes d'information sur les persécutions
des homosexuels sous le nazisme ont été saccagées.
L'exposition, présentée sur la place des Héros,
où Adolf Hitler avait proclamé l'annexion de
l'Autriche par le Troisième Reich en 1938, a été
saccagée avant même son inauguration. "Il
s'agit certainement d'un acte de haine envers les
homosexuels commis par des homophobes ou des néonazis",
a déclaré Kurt Krickler, représentant la plus
vieille et plus importante
association d'homosexuels à Vienne, HOSI.
Photo : HOSI Wien
Paris, le 28
avril 2002. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
A Paris, six ministres, au lieu d'un seul prévu,
ont participé dimanche à Paris à la Journée
nationale de la Déportation, entre les deux
tours de l'élection présidentielle. Le secrétaire
d'Etat à la défense, chargé des anciens
combattants, Jacques Floch, devait représenter
seul le gouvernement pour cette double cérémonie
qui a réuni plusieurs milliers de personnes au Mémorial
du Martyr Juif inconnu puis au Mémorial de la Déportation.
En fait, il a été accompagné du ministre de
l'intérieur, Daniel Vaillant, de la secrétaire
d'Etat au logement, Marie-Noëlle Lienemann, du
ministre délégué à la santé, Bernard
Kouchner, de la ministre de la culture, Catherine
Tasca, et du ministre de l'enseignement
professionnel, Jean-Luc Mélenchon. Simone Weil,
ancienne ministre de la santé, présidente de la
fondation de la mémoire de la Shoah et membre du
Conseil constitutionnel, a également été
associée aux cérémonies. (Texte magazine"Têtu")
Photo : Franck Dennis
Paris, le 28
avril 2002. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
Les autorités se recueillent devant la gerbe. De
droite à gauche : Jacques Floch, sécrétaire
d'Etat à la Défense chargé des anciens
combattants, Bertrand Delanoë, maire de Paris,
Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris,
Jacques Bravo, maire du IXe arrondissement.
Photo : Franck Dennis
Paris, le 28
avril 2002. Journée nationale du souvenir de la
déportation.
"Qu'on se serve des leçons de
l'Histoire, car sans mémoire on perd ses repères
et on fait des bêtises", a déclaré le
maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, pour qui "cette année, le poids de l'Histoire et
sa force nous donnent le chemin à suivre".
Après les dépôts de gerbes officiels,
plusieurs centaines de personnes portant des
triangles roses sont entrées dans le Mémorial.
Plusieurs ministres, dont Jacques Floch, ainsi
que Bertrand Delanoë et Jean-Luc Romero [et Noël
Mamère dans le public, NdW], ont assisté
au dépôt de gerbe par les associations
homosexuelles, au son des voix du chur gay
de Paris, Melo'Men. (Texte magazine"Têtu")
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
A Paris, dans l'après-midi, les associations LGBT ont participé aux cérémonies du Mémorial du martyr juif. Le MDH, représenté de façon symbolique, était convié parmi
les associations représentant les déportés, conformément aux
instructions du Ministre délégué aux anciens combattants. Cependant, deux cérémonies et deux dépôts de gerbe distincts ont bien été organisés sur l'Ile de la Cité. La délégation homosexuelle a dû attendre le départ des officiels pour pouvoir se recueillir. Ci-contre, l'accès à la cérémonie officielle est interdit à la délégation homosexuelle. Les militants LGBT devront attendre le départ des invités de la République !
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
"En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient
poursuivis, arrêtés et déportés."
Par ces paroles prononcées hier par le Président de la République sur
le parvis des droits de l'homme pour la Journée nationale du souvenir
des victimes et des héros de la déportation, en ce soixantième
anniversaire de la libération des camps, l'État parachève sa
reconnaissance de la déportation des homosexuels.
On ne peut dès lors que s'étonner et regretter que le discours du
ministre délégué aux anciens combattants, lu dans la même journée par
les préfets dans les départements, a ignoré les homosexuels alors que
la déportation des résistants, des juifs et des tziganes y était évoquée. Lire l'intégralité du discours prononcé par Jacques Chirac...
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
Depuis plus de dix ans, nous nous réunissons devant ce monument pour nous receuillir à la mémoire des homosexuels victimes de la barbarie nazie. Nous le faisons d'habitude dans le silence, sans prise de parole, car nous venons du silence. Les amours de nos aînés étaient à taire car, pour survivre, ils avaient fait silence, de gré ou de force. Un morceau de l'histoire des méfaits du nazisme avait ainsi été longtemps enterré. Lire l'intégralité du discours prononcé par Jean Le Bitoux...
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
A l'issue de cette cérémonie, une gerbe à la mémoire de la déportation homosexuelle était déposée en présence du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, et d'autres
élus, accompagnée par les choeurs de Melo'Men. A cet hommage participait Mme Suzanne Heffez-Szenderowicz, rescapée d'Auschwitz, où elle y a
rencontré de nombreux "triangles roses".
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
Nous ne pouvons que nous réjouir de ces avancées significatives. Nous espérons que ces promesses [accord d'intégration aux cérémonies officielles de la Journée nationale du souvenir de la Déportation, reprise des travaux de la commission historique, harmonisation préfectorale, plaque à la mémoire des déportés homosexuels dans le camp de Natzwiller-Struthof] seront tenues. Alors, il nous semble évident que cette cérémonie complémentaire n'aura vraissemblablement plus de raison d'être. Ce moment de recueillement, institué depuis 1977, au départ dans la plus grande hostilité, aura donc eu raison de la surdité des pouvoirs publics, de l'hostilité de certaines fédérations de déportés et de la volonté d'ignorance des historiens. Notre conviction était et demeure que la Mémoire, c'est toute la mémoire et que l'Histoire, c'est toute l'histoire. Lire l'intégralité du discours prononcé par Jean Le Bitoux...
Photo : Franck Dennis
Paris, le 24 avril 2005. Journée nationale du souvenir de la déportation.
La gerbe déposée cette année par les associations LGBT est composée de roses, qui évoquent la couleur du triangle porté par les déportés homosexuels, et d'un ruban noir, qui symbolise le triangle noir des asociales (porté notamment pas les prostituées mais également par des lesbiennes déportées sous la dénomination d'asociales).